Alors que l’épidémie de COVID-19 semble repartir à la hausse, la Haute autorité de santé (HAS) vient de rendre un avis concernant l’intérêt d’une seconde dose de rappel vaccinal. Sont exclues de ce rappel les personnes ayant contracté récemment une infection à SARS-CoV-2 avec le variant Omicron, quel que soit leur âge.

L’objectif étant toujours de protéger les plus vulnérables face au SARS-CoV-2, la HAS recommande une seconde dose de rappel vaccinal pour les personnes de plus de 65 ans les plus à risque et qui le souhaitent : soit celles à très haut risque de forme sévère de la maladie, soit celles polypathologiques.

Parmi les arguments retenus :

  • Les dernières données épidémiologiques françaises montrent que ce sont toujours les personnes âgées de 65 ans et plus qui restent les plus à risque de développer une forme grave de la maladie et de décéder.
  • Les personnes ayant reçu une dose de rappel sont mieux protégées que celles ayant reçu uniquement un schéma de primo-vaccination, à la fois contre l’infection, les hospitalisations (conventionnelles et en soins critiques) et les décès hospitaliers.
  • La protection conférée par la dose de rappel commence à diminuer après 3 mois chez les personnes de 60 ans et plus

Cette vaccination doit être discutée dans le cadre d’une décision médicale partagée avec l’équipe soignante en prenant en compte la situation médicale individuelle. La HAS estime notamment qu’il n’y a pas lieu d’envisager une seconde dose de rappel chez les personnes ayant contracté récemment une infection à SARS-CoV-2 avec le variant Omicron, quel que soit leur âge.

Enfin, la HAS rappelle qu’une quatrième dose de vaccin est d’ores et déjà recommandée pour les personnes immunodéprimées. Pour compléter l’arsenal de lutte contre le virus, les patients les plus à risque de forme sévère de Covid-19 et en particulier les personnes immunodéprimées doivent pouvoir bénéficier des traitements aujourd’hui disponibles et déjà recommandés par la HAS : les anticorps monoclonaux administrés en prophylaxie et en traitement curatif selon les recommandations en vigueur, et le Paxlovid® en traitement curatif. 

La HAS actualisera cette recommandation en fonction des nouvelles données qui seront disponibles.

[Source HAS, communiqué du 18 mars 2022]