A la veille des 20 ans du festival de théâtre de Figeac qu’il a fondé en 2000 à la tête des Tréteaux de France, Marcel Maréchal, qui souffrait de FPI, vient de tirer sa révérence.

Marcel Maréchal, homme de théâtre, auquel il a consacré sa vie, a quitté la scène à l’âge de 83 ans. “C’était un homme qui aimait de gourmandise le théâtre et la vie, dit de lui Le Monde. Il portait les cheveux en crinière, au vent, et il avait le goût des écritures ensoleillées qu’il a servies, comme comédien et metteur en scène, au long d’une carrière de cinquante ans qui lui a valu de diriger plusieurs institutions.”

Né le 25 décembre 1937, à Lyon, Marcel Maréchal est mort à Paris, le jeudi 11 juin, à 82 ans, des suites d’une fibrose pulmonaire, a annoncé son fils Mathias Maréchal, lui-même acteur.

Ancien directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris et du théâtre national de Marseille,, il avait fait débuter de nombreux artistes dont Pierre et Catherine Arditi, Maurice Bénichou ou encore Bernard Ballet. Après Lyon, où il avait dirigé le Théâtre du Huitième, il se rend à Marseille où il est nommé à la tête du Théâtre du Gymnase. En 1981, avec François Bourgeat, il fonde La Criée, Théâtre national de Marseille. Quatorze ans après, toujours avec François Bourgeat, il devient le directeur du Théâtre du Rond-Point, jusqu’en 2001 avant de prendre la tête des Tréteaux de France (jusqu’en 2011).

Acteur, il a aussi été auteur

Tonitruant et généreux acteur, Marcel Maréchal était aussi un homme de lettres.Il a ainsi écrit Une anémone pour Guignol (1975), Conversation avec Marcel Maréchal (1983), Rhum-Limonade (1995) et Saltimbanque (2004). Il s’était également livré à des adaptations de grands classiques comme Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas ou Capitaine Fracasse de Théophile Gautier.

La théâtre perd un ami. Ses spectateurs un homme de culture, sympathique et attachant.

Sur son parcours impressionnant : lire sa biographie