Il est établi que la FPI est une maladie à prédominance masculine (70% des patients). Toutefois, peu d’études se sont intéressées au pronostic de la maladie que l’on soit un homme ou une femme. Une étude observationnelle (1) a été diligentée afin de déterminer les caractéristiques féminines et masculines des patients atteints de FPI.

Les données des patients ont été analysées grâce à la cohorte française COFI. L’étude a permis de confirmer la prédominance masculine puisque 78% des patients étaient des hommes. Les femmes, quant à elles, étaient plus âgées au moment du diagnostic et étaient moins exposées au tabac et aux toxiques professionnels. Le profil clinique des patientes au diagnostic semblait plus favorable que celui des hommes puisqu’elles avaient une meilleure fonction respiratoire (capacité vitale forcée, CRF) et moins de signes de fibrose au scanner (emphysème et rayon de miel).

Des comorbidités plus importantes chez les femmes

Cependant, l’étude a constaté que les femmes avaient moins accès à la transplantation, probablement en raison de comorbidités plus importantes et que ces patientes n’avaient pas une meilleure survie que les hommes.

Conclusion : en dépit des caractéristiques différentes entre les hommes et les femmes atteints de FPI, la survie s’avère comparable qu’on soit du genre masculin ou féminin.

(1) L’étude porte sur :
185 hommes et 51 femmes inclus
24 centres français
Elle s’est déroulée entre 2007 et 2010
Sa durée de suivi a été de 5 ans

[Source : Dr Céline Cheron, Bulletin de recherche Filière RespiFil, octobre 2020]