L’activité physique est bonne pour la santé

La Haute Autorité de Santé (HAS) s’engage sur le terrain de l’activité physique en recommandant aux médecins de prescrire une activité physique à leurs patients, en particulier s’ils sont atteints d’une maladie chronique. “L’activité physique (AP) a des effets bénéfiques sur la santé, la condition physique et le maintien de l’autonomie à tous les âges de la vie. C’est scientifiquement démontré”, souligne la HAS à l’attention de tous, médecins compris.

La HAS propose ainsi un guide et des référentiels pour aider vos médecins à prescrire une activité physique à leurs patients. “Une AP régulière permet de prévenir de nombreuses maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, hypertension artérielle, cancers, etc.). Elle est aussi, dans ces maladies, une thérapeutique à part entière, seule ou associée à des traitements médicamenteux“. L’Organisation mondiale de la santé recommande de promouvoir, chez l’adulte en bonne santé, une AP d’endurance régulière, équivalente à au moins 150 mn d’intensité modérée, répartie sur 3 à 5 séances par semaine, associée à des exercices en renforcement musculaire au moins 2 fois par semaine. Mais peu nombreuses sont les personnes qui suivent ces recommandations !

Lors de la tournée de l’APEFPI en direction des malades FPI, ce point a été régulièrement souligné par les animateurs des rencontres : faire de l’activité physique adaptée est une bonne chose pour les patients FPI, qui doivent absolument éviter de tomber dans le syndrome du canapé/télé.

Ces recommandations doivent bien sûr être adaptées à l’âge et à l’état de santé du patient, note la HAS. L’AP doit être associée à une réduction du temps passé à des activités sédentaires (par exemple jouer à des jeux vidéo, travailler sur un ordinateur ou lire en position assise ou allongée) qui ont aussi des effets délétères sur la santé, indépendamment du niveau d’AP du sujet

Un axe majeur des PNS

En France, le développement de l’activité physique constitue depuis les années 2000 un des axes majeurs de plusieurs plans nationaux de santé (PNS). En 2016, la loi de modernisation de notre système de santé propose de développer une politique de promotion de l’AP sur ordonnance en soins primaires pour les patients atteints d’une affection de longue durée.

“Le manque d’activité physique (AP) est responsable de plus de 3 millions de décès chaque année dans le monde, explique Le Pr François Carré, cardiologue et médecin du sport à l’hôpital Pontchaillou de Rennes et ambassadeur de la Fédération française de cardiologie pour l’activité physique. La France n’est pas épargnée : plus de 30 % des adultes n’atteignent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé en matière d’AP.” Pour enrayer ce problème majeur de santé publique, le Pr François Carré rappelle l’importance de la consultation médicale spécifique d’activité physique pour la santé. Car il ne faut pas se lancer à l’aveuglette sans prendre les conseils qui s’imposent !

Pour le Dr Alexandre Feltz, médecin généraliste et adjoint au maire de Strasbourg en charge de de la santé, le médecin généraliste a une rôle essentiel dans la prescription d’une activité physique adaptée. Aussi n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Il doit pouvoir vous accompagner sur ce sujet.