FPI : la recherche avance

Le laboratoire allemand Boehringer-Ingelheim a conclu un contrat de licence mondiale et de collaboration avec Bridge Biotherapeutics, une entreprise virtuelle de biotechnologies spécialisée dans les essais cliniques. Objectif : mettre au point l’inhibiteur de l’autotaxine en vue de traiter les pneumopathies interstitielles, dont la FPI.

Boehringer Ingelheim et Bridge Biotherapeutics Inc. ont annoncé le 17 juillet, la conclusion d’un nouveau contrat de licence mondiale et de collaboration. Cet accord porte sur la mise au point d’un inhibiteur de l’autotaxine issu des rangs de Bridge Biotherapeutics, pour traiter les patients atteints de pneumopathies interstitielles, dont la FPI. La molécule est actuellement à l’étude dans des essais de Phase I et devrait entrer en Phase 2 dans les 12 prochains mois.

Les deux sociétés se concentreront sur le développement à venir de cette molécule pour le traitement de la FPI, un domaine prioritaire pour Boehringer Ingelheim où les besoins non couverts sont encore importants.

Boehringer Ingelheim a développé un anti-fibrosant permettant de ralentir la progression de la maladie en réduisant le déclin de la fonction pulmonaire. Ce médicament est actuellement autorisé pour le traitement de la FPI dans plus de 70 pays dans le monde, dont les États-Unis, l’Union Européenne et le Japon.

Michel Pairet, responsable de la division Innovation

« Nous sommes impatients de travailler avec l’équipe de Bridge Therapeutics pour mettre au point une nouvelle option thérapeutique destinée aux patients atteints de FPI, a déclaré Michel Pairet, membre du Directoire de Boehringer Ingelheim, responsable de la division Innovation. Cette nouvelle collaboration complète le développement de notre pipeline dans le domaine des pneumopathies interstitielles, et symbolise notre détermination à proposer une nouvelle génération d’options thérapeutiques aux patients. »

« Bridge Biotherapeuthics est heureux de pouvoir travailler en partenariat avec Boehringer Ingelheim, un leader reconnu dans le domaine de la FPI, a souligné de son côté James Lee, PDG de Bridge Biotherapeutics. L’expertise de Boehringer Ingelheim garantira le développement de notre candidat-médicament innovant afin de proposer des solutions thérapeutiques potentielles aux besoins non satisfaits des patients atteints de FPI du monde entier »/

« C’est un tournant majeur pour Bridge Biotherapeutics qui représente une valeur totale potentielle supérieure milliard d’euros. Il témoigne de l’excellence de notre société dans la mise au point de traitements innovants dans les domaines pathologiques présentant de nombreux besoins non satisfaits », a précisé le Dr B. Chris Kim, membre du conseil d’administration de Bridge Biotherapeutics à Cambridge, Massachusetts.

Dans le cadre de ce contrat, Bridge Biotherapeutics recevra un versement préalable de 45 millions d’euros, et, au-delà, une somme supérieure à 1,1 milliard d’euros de financements, en fonction des objectifs atteints en matière de développement, d’affaires réglementaires et commerciales, échelonnés sous forme de royalties.

« En général quand chez Boehringer-Ingelheim, ils choisissent de passer un accord, c’est que le laboratoire juge que c’est vraiment du sérieux », commente de son côté Marie-Lise Berthier, rédactrice en chez de Biopharmanalyses, experte du secteur des biotechs. Pour cette dernière, les patients atteints de FPI peuvent espérer voir émerger de nouveaux traitements pour leur maladie à l’avenir.

[Source : communiqué Boehringer-Ingelheim du 17 juillet 2019]