Le Pr Stéphane Jouneau, chef de service de pneumologie au CHU Pontchaillou à Rennes, responsable du Centre de compétence pour les maladies pulmonaires rares, fait un point sur les relations et impacts qui peuvent exister entre une dénutrition et la fibrose pulmonaire idiopathique.

La dénutrition est un état pathologique résultant d’apports nutritionnels insuffisants en regard des dépenses énergétiques de l’organisme. Lorsque les apports sont inadaptés en plus d’être insuffisants, on parle de malnutrition.

Si un patient perd 5 % ou plus de son poids en un an on peut parler de dénutrition. Quand des malades respiratoires (BPCO, FPI…) perdent du poids, on note qu’ils sont moins bien armés pour lutter contre leur maladie. « Les patients les plus maigres dans la FPI ont une évolution de leur maladie un peu plus sévère et la perte de poids peut s’associer à une aggravation de la maladie en tant que telle « , souligne le Pr Stéphane Jouneau. Il est donc recommandé de surveiller son poids !

Il ne faut pas négliger la surveillance du poids et les proches ont un rôle dans ce registre. Une perte de poids est un élément important dans la prise en charge des patients FPI et il faut lutter contre cette perte de poids, si elle survient au cours de la maladie.

Un film réalisé par Vivre avec la FPI, de Boehringer-Ingelheim

Selon la Haute Autorité de la Santé, plus de 2 millions de Français sont touchés par la dénutrition. La prévalence de la dénutrition pour les plus de 60 % varie de 4 à 10 % à domicile, de 15 % à 38 % en institution et de 30% à 70 % à l’hôpital.

Quelles sont les conséquences de la dénutrition selon la Haute Autorité de Santé (HAS) :
  • La dénutrition se traduit par une perte de poids involontaire.
  • La dénutrition fragilise, diminue les défenses naturelles et augmente le risque d’infection.
  • Elle diminue la force musculaire et la mobilité.
  • Elle augmente les complications médicales et chirurgicales et ralentit la guérison d’une maladie curable.