Une semaine pour le faire savoir

La F.P.I. est une maladie pulmonaire rare, une maladie chronique qui se traduit par la destruction des poumons. C’est la multiplication anormale de tissus, constitués principalement de collagène dans les alvéoles, qui provoque une insuffisance respiratoire progressive inexorable avec parfois des exacerbations aiguës. Les poumons se rétractent, deviennent rigides et n’assurent plus le bon passage de l’oxygène. Le diagnostic doit être précoce.

La prévalence de la F.P.I. 
On l’estime à 1 homme sur 5.000 et 1 femme sur 7.700.
En Europe, 110 000 personnes souffrent de FPI et 35 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
En France, en 2015, on évalue le nombre de personnes touchées à 17.000, avec plus de 4.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.
La F.P.I. débute généralement entre 50 et 70 ans et plus souvent chez les fumeurs ou anciens fumeurs.
La maladie se manifeste par un essoufflement progressif, à l’effort puis au repos, une toux sèche ainsi qu’une grande fatigue.

Ne négligez aucun signe !

Le diagnostic doit être précoce

Le terme « idiopathique » signifie que la cause est inconnue. L’évolution de la FPI est imprévisible. Le diagnostic doit être précoce et précis, le pronostic vital étant assez sombre.
Il n’existe pas, pour l’instant, de traitement permettant de guérir la FPI. Mais des essais cliniques sont en cours avec de nouvelles molécules qui permettent seulement de ralentir son aggravation et l’insuffisance respiratoire concomitante.
Seule la transplantation pulmonaire peut grandement améliorer les chances de survie. Elle est proposée, selon le cas, aux personnes arrivées à un stade évolué de la maladie.
Sans traitements et sans activités physiques, la maladie diminue de façon notoire l’espérance de vie. Il est utile de conserver une activité physique, adaptée, même faible.

Cette semaine mondiale consacrée à la FPI vise à sensibiliser les pouvoirs publics et les médecins sur la nécessité d’accompagner la recherche et de pratiquer un diagnostic précoce dès qu’un signe clinique se manifeste. Trop souvent, la FPI est assimilée à une forte bronchite ou à une BPCO.