La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une note à l’attention des décideurs publics par laquelle elle émet des recommandations dans l’objectif d’orienter les pouvoirs publics pour anticiper l’organisation d’une campagne vaccinale à l’automne 2022.

Sa note précise ainsi les différentes stratégies de vaccination envisageables en France à l’automne 2022, selon des scénarios possibles de circulation du SARS-CoV-2 en France. Parmi ces derniers, elle retient surtout un scénario caractérisé par la survenue de reprises épidémiques périodiques comme le plus probable.

La HAS préconise dans ce cadre « de prévoir la vaccination des populations les plus à risque de forme grave de la maladie (en particulier, les personnes immunodéprimées et leur entourage, les personnes de 65 ans et plus et/ou présentant des comorbidités identifiées comme étant à risque de forme grave) et d’envisager la vaccination des professionnels de santé« . Elle propose également de vacciner l’entourage de personnes à risque dans le cadre de ce scénario.

Par ailleurs et pour des raisons de mobilisation et de logistique, la HAS recommande de coupler la campagne de vaccination à celle de la grippe, et de considérer qu’en l’absence de vague épidémique liée à la Covid-19 d’ici l’automne prochain, la date de début de la campagne contre la Covid-19 soit déterminée par la date de début de la vaccination contre la grippe saisonnière.

Cependant la HAS d’exclut pasla possibilité d’un scénario plus pessimiste, bien que moins probable, et, suggère d’anticiper la nécessité d’une campagne de vaccination à plus large échelle, en population générale, en capitalisant sur les expériences acquises lors de la campagne de primovaccination contre la Covid-19.

Poursuivre les efforts

Enfin, la HAS souligne « qu’il est primordial de poursuivre les efforts de vaccination des personnes à risque non vaccinées ou n’ayant pas encore reçu leur première dose de rappel, en particulier les plus âgées pour lesquelles la couverture vaccinale complète incluant une dose de rappel est encore insuffisante (76% seulement des plus de 80 ans avaient bénéficié d’une primovaccination et d’un premier rappel au 16 mai 2022). Pour ce faire, un effort particulier devra être déployé pour faciliter l’accès à la vaccination pour les publics vulnérables les plus éloignés du système de santé (promotion de la vaccination dans les structures médico-sociales, actions communautaires ou « d’aller-vers », vaccination à domicile, etc.). »

« Les patients les plus à risque de forme sévère de COVID-19 et, en particulier, les personnes immunodéprimées, doivent pouvoir bénéficier des traitements aujourd’hui disponibles déjà recommandés préalablement par la HAS : les anticorps monoclonaux, administrés, en prophylaxie et en traitement curatif, selon les recommandations en vigueur, et le Paxlovid® en traitement curatif« , conclut la HAS