Le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, présidé par le Pr Alain Fischer, préconise de passer désormais à une nouvelle phase de la campagne de vaccination. L’accès à la vaccination aux personnes à risque de formes graves de Covid-19 sera donc élargi, en particulier aux patients souffrant de maladies rares (dont la FPI).

« Avec l’avancée de la campagne de vaccination et l’arrivée de nouveaux vaccins », le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale vient donc de proposer d’élargir l’accès à la vaccination « aux personnes à risque ». Rappelons que cette vaccination a été ouverte en janvier par le gouvernement aux personnes de plus de 75 ans et à certains patients vulnérables à “très haut risque” de formes graves de Covid-19, à partir du 18 janvier. Les patients souffrant de FPI en font clairement partie. (voir liste des pathologies concernées par la vaccination)

Le Conseil recommande également l’accès prioritaire aux personnes atteintes de comorbidités listées par la Haute autorité de santé (HAS), dans un avis daté du 27 novembre 2020, et qui ne bénéficient pas actuellement d’un accès prioritaire à l’immunisation. Il s’agit de :

*  l’obésité (indice de masse corporelle -IMC- supérieur à 30 kg/m²)
*  la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et l’insuffisance respiratoire
*  l’hypertension artérielle (HTA) compliquée
*  l’insuffisance cardiaque
*  les diabètes de type 1 et 2.

La décision était attendue depuis des semaines et ardemment demandée par les associations de patients membre de France Asso Santé, dont celles réunies au sein de la FFAAIR à laquelle appartient l’APEFPI.

En plus de la liste précitée, le conseil stratégique préconise également l’ouverture de l’accès prioritaire à la vaccination aux personnes :

*  atteintes de schizophrénie
*  présentant des retards mentaux
*  ou encore atteintes de certaines maladies rares

En plus des maladies rares déjà prioritaires (dont la FPI), le conseil stratégique recommande d’élargir l’accès à la vaccination, notamment aux personnes atteintes de mucoviscidose, d’amylose AL et de maladies Ig monoclonales, d’histiocytoses, de maladie d’Alexander, de drépanocytose (chez les patients de plus de 45 ans), de neutropénies chroniques (syndrome GATA2 et Shwachman), des syndromes de CACH, Aicardi-Goutières, Kleine-Levin et de certaines cytopénies auto-immunes de l’enfant.